Lundi clown, l’autre dit clown aussi !!

Aujourd’hui commence une nouvelle semaine, et quelle semaine ! Une semaine qui débute par le workshop clown qui continue, et qui se terminera par une représentation au cabaret du Lion d’Or avec tout un tas de clowns très attachant !!

Le workshop clown ? Oui je n’en ai pas encore parlé ou en tout cas je n’ai pas raconté ce qu’on y fait, mais patience ça vient.

Donc allons-y : c’est les dépisteurs du cirque du soleil (en artiste clown et en artiste de théâtre physique) qui ont mis en place une rencontre formation entre 6 des clowns qu’ils avaient au préalable auditionnés. Et nous étudiants clowns de l’école nationale de cirque chanceux que nous sommes, nous participons à ces ateliers ! Les matins sont encadrés par un ancien artiste clown de cirque et une théâtreuse. On y pratique le jeu, les slapsticks (les fausses baffes/chutes…), l’impro… Et l’après-midi nous sommes en observation du travail des 6 clowns du cirque du soleil avec Michel Courtemanche !! C’est très instructif, et je ne vous le cache pas, très marrant aussi !

Samedi nous avons eu la chance d’avoir un atelier avec Michel Courtemanche, où on a beaucoup travaillé sur le corps, le mime… Ça donne plein de nouvelles possibilités de jeu et ça augure du bon pour la suite, mais il y a du travail ;o)

C’est moi devant l’école, il fait encore beau mais il y a un vent très frais… Winter is coming !

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BONUS : deuxième devoir de français…

Dans le prolongement du premier exercice – l’abécédaire – nous avons dû réaliser cette fois ci un auto portrait. Comme il y a beaucoup de texte à lire par la suite, je vous laisse donc découvrir mon auto portrait sans trop de commentaires… Notez juste qu’encore une fois je me suis bien amusé, même si j’aurais bien aimé avoir plus de temps pour le peaufiner (je l’avoue, je l’ai un peu fait à la va vite) ;o)

 

Auto portrait – Jérémy Vitupier

 

Autoportrait, ou une façon de se dépeindre soi-même… Pour qui, et pourquoi faire ? D’après le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales (cnrtl.fr), un auto portrait est le « portrait d’un artiste et notamment d’un écrivain par lui-même ». Alors si je ne suis pas encore un artiste, je prétends à le devenir. L’auto portrait devient donc un exercice intéressant qui peut me permettre de me situer présentement en tant qu’individu et/ou en tant qu’artiste. Mais comment commencer ? Comment parler de soi-même, s’imager avec des mots ? Quel axe prendre ? Je pense qu’il peut y avoir une multitude de façons de se tirer le portrait. Et s’il peut y avoir peu de choses à dire sur soi, il y a cependant une infinité des possibles dans la manière de se raconter.  Quand au destinataire de l’autoportrait dans cette optique d’état des lieux personnel, il s’adresse tout d’abord à son propre auteur. Je m’écrirais alors tel un souvenir, mais je commencerais premièrement par une lettre à moi-même enfant. Comme s’il était possible d’envoyer un courrier dans le temps (car je suis féru de science-fiction)…

Mon petit garçon,

C’est comme ça que je me racontais quand j’étais enfant « mon petit garçon a fait ci, mon petit garçon a fait ça… » et c’est ainsi que j’ai décidé de t’appeler dans cette lettre.

Je suis toi dans quelques années, c’est moi Jérémy. Je pense que tu auras 9 ans quand tu la recevras… Aujourd’hui en 2012, j’en ai 24. Je suis toi 15 ans plus tard. Je ne vais rien t’apprendre sur tout ce qui va t’arriver à l’avenir sinon je risque de ne jamais pouvoir réécrire cette lettre. Oui à cause d’un paradoxe temporel, je suis sur que tu as deviné vu notre film préféré « Retour vers le futur ». Non il n’y a pas encore de machine à voyager dans le temps, cette lettre te sera donc envoyée un peu plus tard qu’en 2012.

Qui es-tu devenu ? Tu es quelqu’un de bien. Tu as grandi dans l’amour et aujourd’hui tu continues à en recevoir et en distribuer autour de toi. En plus tu es amoureux, même très amoureux et tu en avais bien besoin. Ce n’est pas toujours simple car ton amour est loin de toi mais tu comprendras que « la distance rend toute chose infiniment plus précieuse. » (c’est une citation de Arthur C. Clarke que ta petite-amie t’enverras un jour pour te réconforter). Pourquoi tu es loin ? Tu sais bien que je ne peux pas te le dire, mais c’est une très bonne chose pour toi. Tu n’as pas peur de bouger tu le fais tout le temps, et tu n’auras pas peur de partir.

Tu es de plus en plus à l’écoute des autres et tu aides les gens. Mais attention tu seras parfois un peu trop gentil ! Il faudra t’endurcir. Tu vas continuer à faire plein de choses… Je me souviens de tous ces soirs remplis de différentes activités à chaque fois. Tu vas continuer dans cette lancée et même parfois en faire trop. Tu ne dors déjà pas beaucoup et ça n’est pas prêt de s’arrêter. C’est comme si tes nuits allaient rétrécir chaque jour où tu grandiras. Par ta volonté et ton optimisme tu rendras les gens fier de toi ! On peut compter sur toi, ce qui sera également un moteur pour te faire avancer. Le partage restera une dimension fondamentale de ta vie. Malgré ton côté solitaire qui est encore là, tu aimes être au contact des autres. Tu travailles avec eux et pour eux.

Tu es toujours aussi joueur et tu n’aimes pas ce qui est évident. Dans la vie, dans ce que tu dis ou écris tu aimes jouer avec les mots. La danse te porte même quand tu écris. C’est tout une rythmique, un jeu de domino. Tu dissimules et dévoiles les sens tel un magicien qui fait d’un livre de coloriage blanc, un livre coloré. Cette mécanique se transforme en histoire, car tu aimes toujours autant en raconter. Les artistes sont là pour ça, nous raconter des histoires.

L’art est aujourd’hui toujours au centre de toutes choses. Tu as gardé depuis toujours les mêmes rêves et tu continues à travailler dur pour qu’ils se réalisent. Tu as ce don de rassembler les gens autour de toi et c’est ce qui te fera aller loin. Je te l’ai dit, les autres sont ton moteur. Il y a encore du travail et il y en aura toujours mais tu es dans la bonne voie.

Physiquement tu te doutes bien que tu as grandi. Tu es plutôt athlétique et tu as les épaules bien carrées, ça c’est grâce au judo ! Et ton sourire… notre sourire. Oui il est toujours là ! Il te caractérise toujours autant. C’est un peu ta signature. Bien sur tu le perdras de temps en temps, mais grâce aux autres il ne sera jamais bien loin.

Et toi tu es toujours là en moi. Tu as même beaucoup plus de place maintenant pour t’amuser. C’est toi qui me fais bouger, qui me fais continuer. Tu es toi aussi un moteur pour moi. Je prolonge tes rêves et j’essaye de m’appliquer pour que tu sois fier de moi. Je crois qu’aujourd’hui c’est la seule chose qui me manque. J’ai reçu la fierté des autres mais je voudrais savoir si toi tu es fier de moi. Est-ce que tu es fier de moi ?

Peut-être que oui. En tout cas je suis toujours là en train de t’écrire cette lettre. C’est que tu as pris les mêmes chemins que moi, que tu as continué à suivre ton instinct, tes émotions, tes rêves… Continues à rêver mon petit garçon et ensemble nous nous réveillerons.

Affectueusement,

Jérémy.

[De hier à demain]

Souvenirs,

Bonjour toi,

Si tu lis ces mots c’est que tu as trouvé cette lettre où je l’ai laissé il y a longtemps. C’est peut-être moi-même qui me relis, ou peut-être es-tu un inconnu que le hasard a poussé à me retrouver car je suis déjà parti… Voilà ce qu’il reste alors de moi. Ces quelques mots figeant mon présent actuel pour le temps que durera la décomposition de ce parchemin peut-être déjà antique.

Qui étais-je ? J’étais Jérémy Vitupier, fils de Pierre et Muriel Vitupier, et grand-frère de Christelle et Elise Vitupier. J’étais un jeune homme de 24 ans (en 2012 après J-C) en train de vivre à fond ses rêves de devenir à l’avenir un artiste de spectacles vivants. Toute ma famille et mes amis étaient avec moi. Même si j’étais loin d’eux à cette époque, j’étais parti de chez moi chargé de tout leur amour et leur reconnaissance. J’étais prêt à affronter une nouvelle vie. J’étais alors passionné de théâtre et de cirque et notamment très impliqué dans les arts du clown. Plein d’énergie, le mouvement était constant en moi. J’avais du mal à m’arrêter et parfois quand je le faisais je me relevais avec un nouvel élan pour aller encore plus loin. J’étais mue par une soif d’apprendre et de constituer un langage corporel et expressif riche, afin de nourrir chaque jour la création. Créer, toujours créer. Avec passion, patience et persévérance, je parcourais chaque jour comme un nouvel apprentissage.

Mon but était, à partir de mes rêves, atteindre ces mêmes rêves et les partager autour de moi et encore plus loin. Toujours plus loin !  J’étais et je voulais être un artiste réfléchit, polyvalent et généreux. Un passionné, à la fois par les rencontres avec le public et avec des partenaires artistiques ; mais aussi par la création et les façons infinies de faire du rêve une représentation !

Peut-être auras-tu entendu parler de moi ? Peut-être que non. L’essentiel étant que dans toutes les choses, les choix, les directions, les refus, les changements, les détours, les partages… que j’ai fait, j’y ai mis du cœur. Car l’amour a été autour de moi tout au long de ma vie et j’ai essayé d’étendre ce sentiment aux autres. Les autres c’est tout ce qui compte.

J’espère avoir éveillé ta curiosité ou au moins ton intérêt. Je te souhaite une bonne continuation. N’hésite pas à aller au bout de tes rêves.

Avec toute ma sympathie,

Jérémy Vitupier, 17 septembre 2012 à Montréal.

[D’aujourd’hui à demain]

Il y a beaucoup de choses à dire sur moi, comme il y a beaucoup de choses à dire sur les gens en général. Je pense que l’être humain est à la fois complexe et riche, c’est ce qui le rend intéressant. Mais pour moi je vais m’arrêter là. J’aurais aimé avoir plus de temps pour laisser une trace de mon présent. J’aurais pu parler de mes sentiments actuels, des questions qui me taraudent, des envies que j’ai… Le temps joue cependant contre moi et me contraint à abréger cet exercice. Chaque partie aurait pu être beaucoup plus élaborée et approfondie, mais comme je l’ai dit précédemment « les bonnes choses ont une fin ». Car tout s’arrête un jour. De mon côté je vais m’en retourner à mes rêveries, les prolonger, les rendre vivantes. Vivre de la création, voilà qui je suis et qui je veux être. Demain commence aujourd’hui, aujourd’hui commence par un rêve. Celui où mon petit garçon deviendra grand.

Coup de gueule !!

Aujourd’hui, le temps était gris et mon moral aussi. En effet je suis sortis ce matin de chez moi et à ma grande surprise mon vélo avait disparu. Ce qui est chose courante apparemment à Montréal m’a littéralement foutu les boules… C’était mon moyen de transport privilégié, un moyen notamment d’économiser les frais de transport en commun… Déjà que je n’ai pas énormément d’argent. Alors merci au joyeux abruti, et j’espère à la prochaine !

Le lundi au soleil…

c’est quelque chose que j’espère on reverra quand même ! ;o)

Les nuits se rafraichissent bien ici bas, les feuillages des arbres se font de plus en plus colorés et parfois de plus en plus absents… L’automne arrive petit à petit. J’ai donc profité des dernières « soldes » et surtout des tuyaux des copains d’ici, pour aller m’acheter un bon manteau d’hiver à prix réduit. Et quand je dis bon manteau d’hiver, c’est un manteau pour les -40°C. Avec ça je peux voir venir !

Voilà, mon manteau d’hiver avec entrée de capuche en fourrure à la mode trappeur nordique ! Le snood autour du coup a été tricoté par Mog’ une très bonne copine à moi de Montceau-les-Mines. Pour la petite histoire, c’était un pari : si j’étais retenu à l’école de Cirque de Montréal elle me tricotait une écharpe… et j’ai gagné !! ;o)
Le reste (serviette, tongs, short de bain) c’était juste pour la blague !

La semaine dernière était très fatigante, mais je pense que ça sera toutes les semaines pareil donc je vais arrêter de le dire !

Je fais beaucoup de progrès en un peu tout, même en flexibilité !! C’est vraiment chouette !!!

Ce weekend, j’ai encore plus sympathisé avec mon colocataire argentin Juan et je l’ai même amené à une soirée avec des gens de mon école. C’était bien marrant, surtout avec les autres clowns ! A un moment, la police est venue pour faire baisser la musique donc tout le monde disait « Chut » à tout va… Nous sommes donc partis – les clowns – dans une impro musicale en « chut » mineure ;o)

Le reste de mon weekend, j’ai fait mon nouveau devoir de français : un auto portrait. Peut-être que je le publierais…

Il est temps pour moi de vous laisser, cette semaine commence le stage de clown qui va durer jusqu’au 28 et il faut que je sois en forme !! Je vous raconterais tout ça, j’ai hâte de rencontrer Courtemanche !!!

Ciao ciao !

PS : allez faire un tour du côté des remerciements, le Rotary club de Montceau m’a versé une subvention de 1000€ et je leur ai donc laissé un petit message. Encore une fois merci à eux !

Le lundi tous les chats sont gris…

Le titre ne veut rien dire, ou en tout cas il n’a aucun rapport avec l’article qui va suivre. Ou peut-être, le seul rapport réside dans le jour auquel cet article est écrit. Enfin si je continus à parler pour ne rien dire on sera demain et il n’y aura plus de rapport du tout… Cet article sera donc court (le texte introductif était donc juste une excuse pour ne pas dire que je suis fatigué. Donc le titre est tout trouvé puisqu’il lance ma fausse excuse… Oui oui je m’arrête là)…

Ma nouvelle famille… de clowns !!!

Cette photo illustre très bien ma fin de semaine dernière, le repos après l’effort. Car j’étais bien fatigué après cette semaine, du coup quoi de mieux que de se ressourcer avec de nouvelles amitiés ?  C’est donc 5 des 9 clowns (il me semble) qui sont à l’école avec moi. Au premier plan : Antonin (mon partenaire) et Olivia (une troisième année). Derrière : Alexandra (une troisième année), Ty (un troisième année partenaire de Olivia) et Aaron (un première année). Cette photo a été prise juste après le cours de clown, et le professeur nous a même rejoint pour se rafraichir à nos côtés ;o)

En ce début de semaine, ça va. Ah oui ! Fait récent important… Je crois que l’automne est là. D’un coup d’un seul, il fait froid ! Je vais vite aller acheter mon manteau d’hiver, on ne sait jamais !

Autre nouvelle, j’ai eu 44/50 à mon abécédaire. J’aurais eu 49/50 si mon ordi n’avait pas fait des siennes en mélangeant tous les correcteurs orthographiques de la terre =P Mais la prof était très satisfaite de mon travail. Espérons que les autres matières suivront ;o)

Miaou…

Test culinaire… Aïe aïe aïe !

Hier mon colocataire tunisien Soubir, m’a offert une assiette de pâtes à la tunisienne. J’ai donc goûté goulument ce plat gentiment préparé…

Mais là, il s’est avéré que j’ai failli m’étouffer… Je n’ai pas avalé de travers, c’était juste « un peu » épicé…

Récit en image :

PS : je ne mange que rarement sur mon lit. J’avais juste trop honte de m’étouffer à chaque bouchée… Par contre c’était super bon !!

BONUS : Premier devoir de français…

« Quand on partait de bon matin, quand on partait sur les chemins

A BÉCÉDAIRE … » de Yves Montand (à peu près)

Le premier devoir maison que nous avons eu à réaliser en classe de français, est un abécédaire sur nous-même. Comme je me suis bien amusé à le faire, je vous le fais découvrir :

Abécédaire  –  Jérémy Vitupier

Abstraction

Qualité dont je fais souvent usage.

Bouger

Action symbolique relative au décès de mon grand-père, que mon moi-enfant a intériorisé comme une nécessité vitale.

Création

Besoin, passion.

Dévotion

Dès fois, il m’arrive de trop l’être.

Enthousiasme

L’un de mes traits de caractère.

F… voir plus bas*.

Générosité

Grand sentimental, je le suis exponentiellement pour ceux qui comptent.

Humour

Ingrédient social auquel j’aime recourir. J’adore cuisiner les mots…

Intérieur

Un autre trait de caractère, mais j’extériorise souvent.

Jérémiade

Relatif à mon prénom. Mais je ne fais de jérémiades, ni ne vitupère.

Katmandou

Comme dans le livre de René Barjavel, un de mes auteurs préférés.

Lien

Logique, liant, lié. Du sang, du cœur, en corps et encore.

Mnémotechnique

« Lili Berça Bébé Chez Notre Oncle Fernand Nestor

Napoléon Mangea Allégrement Six Poulets Sans Claquer d’Argent »

(2ème et 3ème ligne de la table de Mendeleïev)

Par associations d’idées, je me souviens.

Négociation

Mon calme apparent sert à la médiation.

Obsession

« L’obsession de l’ailleurs c’est l’impossibilité de l’instant ; et cette impossibilité est la nostalgie même.  » de Emil Michel Cioran. Sentiment très actuel.

Patience

Souvent trop, « patience et perséverance » est mon leitmotiv. Récemment je me suis demandé s’il ne fallait pas remplacer « patience » par « passion » ?

Quête

A la recherche de mon individualité, comme tout le monde !

Rêve

Car je suis toujours un enfant quelque part.

Sens

Mot polysémique, qui en a beaucoup à mon sens.

Téléportation

Machine futuriste qui si elle existait, serait mon mode de transport longue distance privilégié.

Univers

C’est une chose impalpable, très grande et très vide, mais remplie de tellement de petites choses, et qui ne cesse de s’étendre. Mes rêves aussi.

Voyage

Comme « La grande traversée » un des spectacles que j’ai écris, en dedans et en dehors, comme la vie.

Watt

Dès fois quand je suis épuisé et à bout de souffle, j’ai encore beaucoup de courant !

Xhtml

Langage informatique, car les sciences et  technologies m’intéressent fortement.

Youppie tralala tsouin tsouin !

C’est souvent comme ça dans ma tête…

Zazou

Dans les années 40, j’en aurais été un : un dandy fan de jazz. C’est également un de mes surnoms.

FIN*

Toutes les bonnes choses en ont une.