Il nous a manqué 10 minutes

Notre espace de jeu, avec Odilon, notre fidèle destrier !

Notre espace de jeu, avec Odilon, notre fidèle destrier !

C’est souvent comme ça. On pressent l’orage arriver, le ciel s’assombrit, un vent se lève et dévoile les prémisses d’une météo capricieuse. Alors on s’active, on fait tout deux fois plus vite, on se précipite, on perd des bouts que l’on ramasse ensuite, puis on se met à l’abri… Trop tard. C’est pas faute de trop avoir traîné, quand nous pensions que clément ne serait pas un bon ami à nous mais plutôt un synonyme de «cette fois-ci on restera secs». Alors on découvre ou redécouvre un Québec lunatique, qui même pour sa fête (le 24 juin, jour de la saint Jean-Baptiste) trouve à redire sur le temps. Il le sait qu’on aime le soleil et ses bienfaits, qu’on souhaiterait en abuser, mais il aime lui nous rappeler que ses terres sont vertes et doivent le rester : «vous voulez du bleu du ciel, il y en a sur mon drapeau».

La promenade des partenaires où sont distribués tous les échantillons au public.

La promenade des partenaires où sont distribués tous les échantillons au public.

Enjoy le ciné-parc !

Enjoy le ciné-parc !

Ainsi s’est terminé notre weekend de tournée à St Eustache (ville voisine de Montréal, sur la rive nord), par un démontage au début paisible qui a viré au «dépêchez-vous ça mouille» ! Avant ça il y avait eu un premier jour déjà sous la pluie, samedi 22. On avait pas fait grand chose, pas joué en tout cas, juste animé les quelques personnes qui passaient par là. Le soir, je suis resté dormir sur St Eu’ chez une des agents (ceux qui distribuent des échantillons au monde), histoire de faire coutume. Il y avait avec moi Hugo, mon désormais officiel coloc de soirées d’hôtel (parce que je tombe toujours avec lui). Et tous les deux, avec aussi Marie-Ève (celle qui nous hébergeait) et Maud (une autre agent), on a passé notre soirée au ciné-parc (le cinéma dans la voiture !!). C’était vraiment chouette, à quatre à l’arrière d’un van avec des popcorns et la bande-son qui passe à la radio.
Le reste du weekend a été ensoleillé (à peu près) et en tout cas très lourd. Il a fait presque 40 ! Ce qui implique un taux d’humidité élevé et donc un taux de transpiration, quand on performe devant un public avec un quotient de changement de costume à prendre en compte, équivalent à «plus je met mon costume (parce qu’on joue 3 fois par jour), plus je met du temps à le mettre…» Heureusement, il y a eu la piscine !! Car dimanche soir, tout le monde était invité chez Marie-Ève pour un grand barbecue, miam !

Mercredi, j’ai été invité dans une émission de radio pour parler de mon parcours. C’était un court passage donc j’ai été synthétique, mais vous pouvez vérifier que je n’ai pas pris l’accent québécois en l’écoutant ;o) (je n’ai pas réussi à mettre le lien, mais pour les courageux qui veullent essayer de le trouver voici la démarche : aller sur le site http://www.choq.fm et trouver l’émission danscussion du 26/06, je passe vers 47 minutes et 20 secondes)

J’ai aussi fait une petite vidéo hier (sans prétention) juste pour vous montrer mon chez moi. Ça se passe ici :

À la fin, je parle de macarons, c’est parce que demain matin, dimanche – veille de mon anniversaire, je fais un brunch chez moi pour l’occasion. Actuellement, mon frigo est donc remplis d’une cinquantaine de macarons (chocolat et framboise), de deux gros saladiers de salade de fruit, et d’une tarte coco-choco-ananas. Quant à moi, je suis assis à côté de mon frigo, affamé avec personne pour me retenir de ne rien manger…  Au secours !!! J’espère que demain, il ne vont pas me manquer de 10  minutes… ;o)

 

Expression libre, prose du déménagement… ;o)

Un jour, on part de son chez soi, pour en trouver un autre…

Une bouteille à la mer

Une bouteille à la mer

 »On se dit alors, s’il y a un ailleurs qu’ici, il doit être mieux d’ailleurs qu’un chez soi devenu ainsi, si extérieur à soi.  On part donc loin, loin des siens, tout en gardant ce lien, lien du cœur d’abord, lien du corps d’accord, lien séant qui à chez soi nous relit, d’une invisible liaison de soie, de soi et des siens. On entretien ces biens. On aime recevoir de loin des messages semblant du passé, qui continuent au présent une histoire dépassée mais au combien présente, dans le cœur des laissés.

On retrouve un chez soi, qui n’a rien à envier aux anciens habitats, où ensemble on vivait d’un unisson décousu. On le décors alors, en voulant partager avec cet inconnu espace, une sorte d’intimité, un semblant de chez soi. On s’approprie les lieux, on délit les paquets qui renferment des secrets que l’on peut afficher. Quelle est ma personnalité ? Comment et où je veux vivre ? Des questions nouvelles apparaissent, qui naissent de l’inconnue, que l’on ne connaissait guère au temps de naguère, où tant et si bien que là et où nous vivions, nous pensions rester, pour l’éternité. Une vie infini et sans limite, celle de l’enfance, de ses prouesses sans fin. Un monde réel et absurde, où le repos est dans le je, la vie est un jeu et les rêves sont hérissés de doux contours qui laissent transparaître à la lumière du jour, un reflet que l’on appelle  »avenir ».

L’enfance pour le corps passée, on aimerait garder cette étincelle juvénile, cette innocence incandescente qui est comme une promesse. On y travaille, mais le cœur vieilli de tous ces châtiments que nous impose la vie, tire sur une sonnette, qui pompe notre air pour produire ce cri strident, du rire, des larmes, de la colère, tous ces sentiments qui sont un hoquet qui rythment une vie. Tantôt étouffé, tantôt inspiré, on va et vient et on trouve qu’ici on est peut-être mieux que là.

On se souvient du là-bas, devenu presque étranger mais tellement familier qui quand on le retrouve, nous rattrape et nous couve. On s’en fait plusieurs, des là-bas de bonheur, des là-bas j’étais bien, en oubliant alors qu’il y a un ici maintenant, qu’il est grand temps à présent, d’arrêter d’oublier.

Un jour, on part de chez soi, pour en trouver un autre, repensant au passé et vivant à présent, de nouveaux lendemains. »

Jérémy Vitupier

Nouveau chez moi !

Ma nouvelle chambre, presque finie (avec un mur en brique toulousaine !!!) ;o)

Ma nouvelle chambre, presque finie (avec un mur en brique toulousaine !!!) ;o)

Je ne sais plus ou non si j’en avais parlé, mais j’ai emménagé le 1er juin dans un nouvel appartement ! Il est grand, bien placé, avec un mur en brique toulousaine (si, si !) et remplit de québécois (dont un, moitié québécois, moitié mexicain, ce qui fait un mix marrant, vu qu’en plus il est marrant). Actuellement, il y a aussi un couple de français, ce qui fait un ménage bien sympathique, détendu, où on mange et on vit bien ;o)

Parallèlement à ça, en semaine j’ai des cours le matin. Je reprends l’acro tranquillement (enfin !), la flex aussi et le clown. On fait du classique, qu’on essaye de moderniser, du jet d’eau, en passant par la tarte à la crème, le tout agrémenté de péripéties absurdes et burlesques.

et le fabuleux cirque !

et le fabuleux cirque !

Et enfin, les weekends, c’est la tournée du fabuleux cirque Jean Coutu, quand la météo nous permet de jouer… Jusqu’ici, nous n’avons pas eu beaucoup de chance, mais on espère pouvoir jouer un max  »Les aventures de Billie au Far West » ! Le weekend prochain s’annonce propice à ça. On a aussi la chance d’être entouré par une équipe fun avec qui on rigole bien. C’est tous des québécois, et avec la fatigue le weekend passé, je commençais à penser en québécois (c’est à dire parler en québécois dans ma tête, oups !)…

Le bus magique du fabuleux cirque =P

Le bus magique du fabuleux cirque =P

Voilà, un petit article un peu formel, ou informel, ou en tout cas légèrement impersonnel, enfin personnel mais plutôt sobre, sans l’être vraiment parce que… Enfin un article en passant, sans passer vraiment, sans m’arrêter mais en prenant quand même le temps. Je suis un peu bousculé par tout en ce moment, mais ça va, je m’occupe toujours autant et je rencontre du monde, ça fait plaisir ! Et je me plais toujours autant dans ce que je fais, surtout quand ce que je fais c’est être sur scène ou jouer avec un public ! Vous me manquez toujours autant, bien à vous, ma famille, mes amis et toi, l’étoile qui brille de si loin…

Jour off !

Finalement, en repos pour aujourd’hui, je me réveille ce matin tout raqué de ma grosse semaine passée. Raqué ou courbaturé, d’avoir couru, sauté, porté, porté, porté, porté, fait semblant de porter, joué, dansé, porté…

Animation time !

Animation time !

Tout a commencé un lundi, quand à l’appel général, nous avons répondu et présenté notre animation avant le show «La vie en swing». Un bienvenue accueillant, une histoire d’inconnus issus d’horizons différents, qui se retrouvent le temps d’un passage dans une zone de transit et se rencontrent, vous rencontrent, se croisent, vous croisent, dansent entre eux et avec vous et surtout vivent le présent par le jeu. Le temps d’une dernière balade et ils s’en vont pour vous ouvrir les portes d’un autre monde, un autre pays, leur avenir et surtout votre présent… Je n’en dis pas plus, car vous pouvez encore découvrir tout ça jusqu’au 9 juin à la ToHu !

Le mardi qui a suivi le jour précédent, le lundi, je suis partis avec ma troupe du spectacle de l’été pour des répétitions toute la journée dans un hangar où nous avons découvert tous nos décors et nos costumes. Petite précision, quand je parlerais de l’animation, c’est le spectacle avant le show des 2 et 3èmes années à la ToHu, et quand je parlerais de Jean Coutu ou de son fabuleux cirque, ça c’est le spectacle pour lequel je pars en tournée cet été. S’en est suivi, trois jours de répétitions intenses où pendant 2 jours et demi, se sont réglés tous les problèmes techniques liés à nos nombreux changements de décors et costumes, alors que le show dure 30 minutes. On a finalement réussi à présenter quelque chose et sur le coup, c’était bien soulageant. Entre temps, les soirs nous retournions à la ToHu pour jouer en avant première des 2 et 3 èmes années.

Vendredi, une animation à la Tohu en matinée s’est suivie d’un départ sur le site du fabuleux cirque Jean Coutu au pied du stade olympique de Montréal. Notre première du Fabuleux Cirque devait avoir lieu dans «Le tour de l’ile» de Montréal, une manifestation cycliste familiale où participaient plusieurs dizaines de milliers d’habitants. Nous avons donc fait des ateliers en soirée et distribué des lumières clignotantes pour les cyclistes. Le plus dur était le début de l’installation du site, dans le vent, avec les décors qui commencent à voler…

1ère du Fabuleux Cirque Jean Coutu au pied du stade Olympique =)

1ère du Fabuleux Cirque Jean Coutu au pied du stade Olympique =)

Samedi, retour à la ToHu pour deux animations folles, avec un public toujours aussi participatif.

Et enfin dimanche, lever 6h pour aller distribuer des milliers de ballons aux cyclistes du tour de l’ile. Puis rendez-vous sur le site du Fabuleux Cirque pour la première. Le matin, nous nous sommes fait tremper (littéralement) mais heureusement, à notre arrivé sur le site, nous avons eu que du soleil et beaucoup de vent… Ce qui a mis un coup à notre première, car les décors offrant une prise au vent optimale, nous avons perdu du temps, et au final pas arrêté de courir après la musique. Crevé et déçu de notre première, on devait prochainement enchaîner les deux suivantes… On a donc prit la décision d’enlever la majorité des décors et de refaire tout en impro (en mimant les décors, un train par exemple). Et là, génial ! On a pu s’amuser, se donner au maximum pour le public et réussir nos 2ème et 3ème présentations. Petite note contre le vent : c’est magique comme il se met d’un coup à souffler plus fort quand arrive le collectif de jonglerie…

J’en suis donc rendu aujourd’hui, affalé sur un canapé-lit dans mon nouveau chez moi, à vous conter ma semaine tout en sentant mon corps dire : «Aujourd’hui, bouge pas trop !».

Allez, je vais manger mon repas de midi et après, une sieste ! ;o)