Ça file aussi vite que moi…

4 semaines de bientôt écoulée depuis ma rentrée ! Les deux premières ont été physiquement difficiles. Aujourd’hui, journée la plus intense, j’ai finalement fini sans trop de douleurs corporelles !

Tout se met en place et les projets se construisent peu à peu en fil mou, banquine, vélo acrobatique, main à main et surtout clown !!

À côté de ça, je m’entraîne toujours pour le semi-marathon qui a lieu… dimanche ! Après 3 mois d’entraînement à raison de 5 jours par semaine le grand jour arrive finalement. Malheureusement, samedi dernier, j’ai couru tellement vite que mes chaussures de course ont fondues… Ça s’est passé à peu près comme ça :

J’étais tranquillement en train de jogger dans les rues de Québec, grises et colorées par un vent d’automne prématuré, quand mes jambes portées par une assurance sans limite ont commencé à grandir. Au fur et à mesure qu’elles s’étiraient, mes foulées se faisaient plus grandes et le temps disparaissait plus vite à chaque pas. De la ville, je me suis retrouvé en pleine forêt, où les feuilles meurent en panache de couleurs. Je voyais défiler des images animés propulsées par la vitesse de mes bonds, un Fantasia, une fugue, la fuite. Et la suite, c’est qu’après des monts et des rivières, je suis allé de villes en villes, de campagnes en campagnes et toujours, et toujours je courais. J’ai couru une heure et j’ai couru cent ans.

Sentant mes pas voltiger, mes membres me porter dans cette célérité, la fatigue et le vertige me prirent. Mais c’est par la poudre d’escampette que je filais maintenant, tissant un parcours dans l’espace infini que prenaient mes idées. Quand tout à coup : un élan ! Logique, j’étais encore au Canada du Québec. Je l’ai contourné et j’ai repris le mien. «Taïaut ! Taïaut !!» Ce fut une véritable embardée, j’évitais tout ce qui bougeait et surtout ce qui ne bougeait pas ! Les arbres en enfilades devenaient murs et leurs fruits depuis longtemps perdues formaient un nuage derrière mes pas. Plus je courais vite et plus le nuage s’envolait. Il finit par grossir, de nimbus à cumulonimbus, de gris poussière à noir misère, l’orage grondait déjà derrière moi et il me rattrapait. Et plus j’accélérais, plus il gagnait du terrain. L’air était stoïque et l’élec’ très cité stat’ hic. Je voyais tout se char geai autour de moi : un deck hors de pics sels gras, en bons points, piques tu râles. C’était un fait exprès. L’avant et l’après big bang, où tout était rien et rien devint tout. La matière et les mots ce DEC ont posé. Jus ska l’un scie dent qui fine allemand vin me frappe HÉ ! Le clash ! Le big ! Le bang ! L’explosion ! Le flash ! L’éclair… qui m’a touché et a fait fondre ma chaussure droite.

C’est fou tout ce qui peut nous arriver des fois !! ;o)

Voici l'état de ma semelle intérieure, imaginez celui de la chaussure... !

Voici l’état de ma semelle intérieure, imaginez celui de la chaussure… !

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