Fin de relâche !

Cette semaine était une semaine de repos. Quoi de mieux donc pour en profiter que de partir vadrouiller dans les contrées reculées du Québec ? C’est ce que je n’ai pas fait : aller dans des contrées reculées. Par contre, j’ai fait le plein de nature en passant mon début de semaine dans la forêt, à la rencontre d’animaux et de paysages magnifiques ! J’ai pu aussi profiter des douceurs d’un lac à 12°C où il faisait bon se baigner… ! Trêve de mots, place aux images ;o)

Un petit bonus avant de reprendre l’école demain matin :

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Texte d’inspirations libres.

Il y a à peu près un an j’ai écris ce texte, je vous le partage aujourd’hui ! Bonne lecture :

Hachure, tronquée, morceau, morcelé…

Il en est des soupirs qui se perdent en vain. Pourquoi chercher où l’on ne peut trouver ?

Complexe, éparse, multitude, horizon.

C’est simple, c’est très simple. C’est un oui, un simple geste, qui acquiesce et signifie. Silencieusement on dit tout. Les mots ne servent plus la parole. «Où ? Où étais-je alors ?» Il a crut trouver. Des mots. Quand on a les maux qu’il faut, on ne se perd plus, vu qu’on les a déjà.

Des perdus, des sans ici et sans là.

Des fois j’ai envie de crier à la vie. Des fois, c’est comme un tout le temps qui n’arrive pas si souvent qu’on aimerait le voir.

Ce soir, j’ai vu un taxi s’arrêter et avaler un dragon tout entier. Un vrai dragon avec de grands yeux, aussi profonds qu’une âme. Pas la mienne : surface oblongue, sans issue, incertaine, fière et aride. Une âme dont on ne prononce que le « Â ». Et puis, des épines mais si douces. Et des flammes, tantôt de méthane, tantôt humide qui appellent au baiser. Mais les dragons sont comme les enfants. Ils crachent des gerbes brûlantes auxquelles on ne peut réchapper.

Il faut aller vite tout en prenant le temps. Je suis sur mon vélo et la ville défile plus vite que moi. En même temps, il fait noir. J’apparais seulement à la lumière des phares et des lampadaires. Je strobe au scope.

Plus tôt on discute du théâtre contemporain britannique. Et si on se mettait pied nu ? Et si on se mettait à nu ? De toute façon, les femmes mariées ne sont que luttes contre celles qu’elles ne sont pas. Si la folie apparaît, enfin, c’est peut-être pour souligner la normalité de la chose. Quand on pense à tout ce qu’on a fait et parcouru. Quand on imagine seulement la portée de nos silences, embrassés de soupirs clamés haut et fort, aux efforts, au F hors.

Frimousse frêle flattée, fatigante et franchement effacée.

J’essaye en vain de me sortir de là, ce lien qui va contre ce que je voudrais être. Au loin, j’entraperçois une sortie. Alors je cours, encore et toujours. Mais putain de bordel de merde de pierre qui n’a rien à foutre ici et qui fait que ma cheville vrille, entraîne tout cet ensemble de corps lié par la chair de mon sang. Mon sang alors qui ne coule plus en moi mais qui se concentre bourguignon à l’orée d’un mirage. Je suis un mirage. Un mirage sans tête. Une idée. Le genre qui nous frappe. La trouvaille, qu’on oublie de noter et qu’on perd.

Parce qu’en fait, quand je l’ai vu je me suis dit non. Lui disait : «vas-y», alors j’essaye quand même. Au final, j’en ai tellement eu envie que je ne l’ai pas fait. Je me trouve toujours con dans ces moments là. Comme au mauvais moment au mauvais endroit. Comme s’il sera toujours question de ça. Il y a tellement, tellement de croisements dans cette vie. Si on en prend trop, on se perd. Si on en prend pas assez, on oublie. Mais j’y pense. J’essaye de rester concentré.

Prendre des virages tout ça. Où, toujours où ? C’est quand on est plus chez soi qu’on se demande où. En fait, au lieu de courir, s’arrêter. Je dis toujours ça, sans jamais le faire.

Parce que quand on voit une princesse qui fait le dragon, même si on s’est juré de ne plus porter la couronne, il y a toujours un petit garçon qui nous tire la manche la bouche pleine de dents. Sous rires, si seulement je n’avais pas eu mon casque de vélo orange fluo.