Au revoir Cirkopolis…

J’ai passé ces deux dernières années et demi à voyager dans une ville volante. Chaque semaine, nous atterrissions dans une nouvelle cité, pour remplir nos têtes de souvenirs et partager nos histoires à ceux qui voulaient bien nous écouter le temps d’un rêve. Des centaines de fois nous avons marché, anonyme au milieu des anonymes, au son des mécaniques antiques, dans la brume artificielle. À l’aube de chaque jour, les hommes de l’ombre et de l’air travaillaient de corps pour arrimer notre forteresse aérienne. Les maîtresses et maîtres de la lumière et du son en ouvraient les portes.

Être à Cirkopolis, c’est vivre de façon extraordinaire, c’est lutter pour ne pas tomber dans la monotonie, c’est être avec des gens touchants et différents, qui ont à cœur de partager un moment unique.

Nous avons vécu plusieurs vies en peu de temps. Nous avons aimé ensemble. Nous avons vécu des séparations et des rencontres. Nous nous sommes aimés et parfois détestés. Nous avons dit au revoir à des être chers, certains quittaient la ville, d’autres quittaient la vie. Et tous les jours nous revenions ensemble dans ce cercle qui nous unit, pour jouer et chanter ensemble avant de nous envoler.

On peut dire qu’on a fait les 400 coups ensemble : on a eu les coups d’éclat, les coups de gueules, les coups de fatigue, les coups de fringale, les coups de blues, les coups de soleil, les coups de poing sur la gueule de Colin, certains coups ont failli se perdre en Chine… J’ai perdu le compte des fois où on a changé de ville, des gens qui n’étaient pas réveillés au départ vers un nouvel aéroport, des fois où Alexie était en retard, des fois où des visages nouveaux sont venu embellir notre photo de famille, des fois où Jo nous traitait de «Pogo», des fois où Emily a perdu son cell, des fois où on riait un peu trop, des fois où on a parlé de la Chine, du nombre de shows qu’on a fait, du nombre de promo qu’on a pu faire, du nombre de promo dans des shopping mall, des fois où on m’a dit que j’étais viré… je pense que cette fois c’est la bonne…

Aujourd’hui, je suis à la fois très heureux et très triste. Très heureux de pouvoir encore partager un moment unique avec vous. Très triste d’écrire les dernières lignes de cette histoire. Faisons ça bien comme toujours, en s’amusant. Et on se dit à demain pour de nouvelles histoires.

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Les premières montagnes, la plongée et la Suisse..!

Jeudi 15 juin, après 3 jours en famille bien reposants, je reprends mon vélo direction la Haute-Savoie.

Qui dit «Haute-Savoie», dit «montagnes». Je n’ai pas monté de montagnes à proprement parler (pas encore) par contre je les ai vu apparaître petit à petit. Tout comme au fur et à mesure de ma route, j’ai entendu de la bouche des gens croisés, des tonalités changeantes. Du sud de la France à ici, les mots se sont faits plus ronds. Et les plaines se sont vallonnées et les plateaux sont apparus et mes jambes n’ont pas aimé. En faite ça va pas si mal. Je suis même plutôt bien sur mon vélo à filer face au vent par monts et par vaux, à chantonner ou siffloter, à contempler ces paysages si différents d’un endroit à un autre, tantôt fleuris de villages, tantôt quasi-désertiques où les rapaces s’envolent et guettent.

Après 90km en environ 5h, j’arrive à Chindrieux en Savoie chez Laurent, un ami d’école primaire que je n’ai pas vu depuis une dizaine d’année. Je pose mes affaires chez lui, je me rafraichis dans le lac du Bourget et je reprends la route pour le rejoindre à son travail – le centre de plongée et de formation «GoAndSea» à Chêne en Semine. À l’arrivée, mon compteur affiche 130km, je suis fatigué et j’ai bien besoin d’une autre douche !

Je suis resté 3 jours chez Go And Sea pour passer mon PADI Open Water Diver, le premier niveau de plongée. J’ai été super bien accueillis par Jann, le responsable du centre et formé par mon ami Laurent. En tout, j’ai fait 9 plongées dont 7 dans leur fosse de 20m et 2 au lac du Bourget. Une expérience vraiment superbe et de belles rencontres ! Je recommande chaudement à tous les intéressés d’aller se former auprès d’eux !! J’ai déjà hâte à ma prochaine visite sous-marine !

Lundi 19 juin, je repars direction la Suisse.

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Éloise ?

Là, ce n’est plus tout plat. Ça monte, ça descend. À partir de maintenant, je n’aime plus trop les descentes… Chacune d’elle annule tout le travail fournit pour monter la précédente côte. Et ça veut dire aussi que je vais devoir remonter au moins la même chose à un moment donné.

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Arrivé en Suisse !

Après une traversée de Genève très agréable, me voilà à longer le lac Léman, cette région remplie de souvenirs pour moi. Je reconnais les montagnes sur l’autre rive du lac que j’avais si souvent contemplé il y a quelques années.

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Finalement, vers 17h30 j’arrive à Lausanne. Il fait encore super chaud et comme quelqu’un m’avait prévenu quelques jours avant : «il n’y a pas de rue horizontale à Lausanne». J’arrache mes derniers efforts pour arriver dans le haut de la ville où je vais être hébergé par Marylène (la prof de clown d’Antonin), son compagnon Xavier, et aussi Cerise leur petite fille.

Bilan de la journée : 107km en 5h48.

Mardi 20 juin, départ à la fraîche pour arriver tôt.

Je file vite et je profite des quelques pentes (même si à l’avenir il va falloir grimper). En quelques heures, j’arrive à Yverdon-les-Bains. Comme il est encore tôt et que j’ai du temps, je me pose en terrasse d’un café où je rencontre Nathalie avec qui je parle de voyage, de ses enfants et de leur projet dans le développement d’actions communautaires. Une belle rencontre sur la route, elle m’a aussi offert mon café. Je repars et à la sortie d’Yverdon, un allemand s’arrête et vient à ma rencontre pour me demander où je vais et d’où je viens. Lui prend la même route que moi mais dans l’autre sens, direction la méditerranée. 

Il commence à faire vraiment chaud et j’apprécie le peu de courants d’air qui remontent du lac de Neuchâtel.

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Après encore de bons efforts en montée, j’arrive chez Christian le papa d’Antonin et Mireille sa femme à 13h30. J’ai roulé 72 km en 4h12. Au programme pour le reste de l’après-midi : un bon bain, une petite balade dans Neuchâtel, une baignade dans le lac et une fondue Suisse. Demain, je serais à la fois plus léger et plus lourd, mais je continuerai de filer droit à la rencontre de nouveaux mondes.

La veille de prendre la route

Ça y est, les vélos sont prêts ! La pression des pneus a été vérifiée, les chaînes sont graissées, les sacoches sont pleines et quasiment accrochées. Il ne reste plus qu’à nos jambes affilées de venir se fixer à chaque pédales par prolongement mécanico-articulaire, puis d’actionner la mécanique de haut en bas, d’avant en arrière, les fesses endurcies/ramollies soudées au saint siège qui nous supportera et que nous tenterons de surmonter. Demain tôt nous partirons mon père et moi, pour ouvrir ces presque 1600 km et les avaler un peu plus à chaque coup de pied.

Gardouch – Linz

Premières étapes :

  • Gardouch – Castelnau d’Aude = 110km
  • Castelnau d’Aude – le Grau du Roi = 130km
  • Le Grau du Roi – Montélimar = 150km
  • Montélimar – Bourgoin-Jallieu =150km

Retour d’une ballade de 90km.
Pierre, Pierrot et moi.

J’ai eu une idée !

Au mois de mars, en visitant la CN Tower à Toronto j’ai eu une idée. Le lieu n’a rien à voir avec l’idée mais je me souviens que c’est à ce moment là que j’y ai pensé, grâce au lieu !

Et puis un mois plus tard, le 16 avril, j’ai écris ça :

«Je veux voir le monde défiler devant mes yeux à une échelle permettant d’apprécier chaque instant, chaque merveille de nature, chaque erreur, les beautés des constructions humaines, l’architecture spéciale d’avant 90, les routes en plus ou moins bon état… Je veux sentir le vent frapper ma face et m’infliger un sentiment d’immobilité injuste. Je veux que le soleil rougisse et brunisse ma peau, je veux que la pluie mouille mes entrailles de sa sauce atmosphérique. Je veux des giclées de boue en pagaille, des ascensions interminables, des descentes vertigineuses, folles et libératrices. Je veux des routes qui se perdent au devant. Je veux être un point parmi tant d’autres qui file, maître de son chemin, seigneur de sa destination. Je veux rêver à mille à l’heure et prendre le temps de vivre.

Je veux être toujours prêt à attraper le bâton qu’on pourrait me lancer. Avoir l’âme libre et aiguisée. Être volatile et consistant. Être là dans l’instant présent pour me saisir du temps, le nouer à ma ceinture puis glisser tout simplement.»

Alors mon idée, la voilà… Début juin, je suis chez mes parents à Toulouse tranquillement à profiter et me ressourcer. Début juillet, je joue en Autriche avec Cirkopolis. Ça fait longtemps que je veux faire un voyage à vélo… Vous l’avez ?

Je vais donc partir de Toulouse dans le sud-ouest de la France jusqu’à Linz en Autriche, soit environ 1600 km en trois semaines de bonheur (enfin on verra) !

À suivre ;o)

Départ de Montréal le 29 mai avec mon vélo !

Itinéraire de tournée : La Chine, fin.

to-the-end

Notre parcours pendant la tournée chinoise, du 17 juin au 5 septembre 2016, une vingtaine de villes entre Nanning et Xiamen.

Quand nous sommes arrivés nous étions tellement pathétiques. Nous criions, nous nous roulions à terre. Nous avons embrassé ces bouches, nous avons baisé le sol, nous avons serré fort les arbres tout contre nous. Nous avons mangé cette graisse généreuse et bienfaitrice, bu cet alcool sucré, respiré cet air un peu plus sain. La famille et les amis étaient là, non, nous ne rêvions pas. Nous quittions notre famille soudée par les épreuves et les émotions pour retrouver une autre famille, celle qui reste et attend notre retour. Quel accueil ! Des retrouvailles pleines de folie, de chaleur, de surprises. Ça y est nous sommes à la maison. Notre maison. Enfin, celle qui contient à peu près une chambre ou un bout de divan qui nous appartient. Celle parmi celles. Celle qui compte un peu plus de fois le contact de nos valises qui déversent au sol leurs souvenirs qui sentent le monde.

On rentre traumatisé, un peu comme on rentre de la guerre. Excepté qu’on a tué personne, on a peut-être même donné beaucoup de vie. On a pas vu non plus de morts, excepté peut-être celle d’un bout d’humanité, d’un morceau de nous. Nous avons vécu et partagé ce traumatisme humain, celui de la pitié qu’on ressent pour les autres, celui du dégoût envers le gâchis du potentiel et de la créativité. Nous sommes marqués. Marqués par l’absence du vide, l’absence de silence, l’absence d’air. Marqués par les contrastes, marqués par la sympathie et par l’apathie. Marqués par les regards insistants, curieux, incommodes, gênés et par les maintes et maintes prises photographiques transgressives. Marqués par l’obéissance démesurée aux règles et l’inexistence d’alternatives. Marqués par la solitude dans ce pays de plus de 1,357 milliards d’habitants… Et malgré tout, marqués par toutes ces belles rencontres, ces inattendus heureux, ces 2 minutes de n’importe quoi qu’on a créé tous les jours dans chaque endroit où on allait, et qui ont fait sourire ces gens qui ne savaient pas comment réagir.

Marqués par les gens qu’on a eu la chance de toucher et qui ont redécouvert certaines émotions à travers l’expression de notre travail.

On revient de ce voyage, le regard un peu plus différent qu’à chaque retour. Le cœur lourd et ouvert. J’ai envie de tout aspirer ! Redécouvrir chaque recoin comme on découvrait là bas chaque chose.

Aujourd’hui, je suis marqué par notre liberté et la chance incroyable qu’on a de pouvoir recréer chaque journée. Et surtout le bonheur de la conscience, de savoir qu’on a le droit de se tromper, de rater, de recommencer, de changer, de tomber encore, de pleurer, de se relever, de vivre et revivre, de créer et de réinventer. Mais aussi d’arrêter de produire, de ne rien faire, de se limiter à deux choses très simples : penser librement et respirer un air à peu près sain.

Itinéraire de tournée : le Fog

IMG_3661C’est une histoire flou. Une sombre histoire, celles d’inconnus qui marchent dans le gris. Leur monde est fumé, leurs verres sont embués. Ils sont en lignes, se suivent, se mêlent, remplissent le moindre espace blanc. Là où le vide n’existe plus, l’absence est erreur, le silence est mensonge. Là où la vraie vie – elle – est en ville. Des nuages chargés sont devenus les maîtres des lieux. C’est une histoire qui a commencé quand on avait le dos tourné. Hors du temps, quand les hommes sont devenus invisibles.

IMG_4043Le ciel est bas et les tours se perdent dans l’irrespirable. Des lignes, des boites, des antennes, des temples en plastique, des cages de béton. Et marche et cour le bétail humain. Rangés par couleur dans ce monde gris. Porteurs de masques alvéolés, de vaporisateurs, d’écrans portatifs batteries intégrés. Les pas sont lourds, incertains, maladroits, presque enfantins. Avalés par le brouillard constant – le Fog – ce monstre impalpable, massif, suspendu. Ici enrichie de particules en suspensions, d’ozone, de dioxyde d’azote, de dioxyde de soufre, de monoxyde de carbone… L’air irresponsable. Le voile est baissé. Il campe sur les errants, sur ceux qui acceptent, acquiescent et suivent le flot.

La brume rend tout mou et surréaliste. Les gens nagent dans la sueur, les immeubles flottent et les voitures continuent d’alimenter en masse cette buée céleste et poussiéreuse. Rien ne lui échappe, elle dévore tout sur son passage. On ne voit plus ses frères, on ne voit plus ses voisins, on ne voit même plus le danger arriver. Elle mange jusqu’à la peur. La seule chose qui lui résiste encore est le son. Tout devient plus fort, les klaxons, les cris, les impacts de pare-choc… C’est un tintamarre, un concert étourdissant, une fugue confuse. On ne voit pas plus loin que le bout de son nez mais on entend le moindre murmure qui explose à l’autre bout de la ville.

Du trop plein né le brouillard. La masse inexorable expire. Ils se sont appropriés jusqu’à l’air, ont vendu le ciel pour dominer la terre. Finis les belles nuits étoilées, les journées de grand soleil, la grisaille naturelle, l’air sain. C’est cher payé pour être gouvernés par des dieux qui s’en mettent plein les poches et suivre leur propagande au sable doré. Que restera-t-il du vide quand ils auront fini de remplir tous les trous ? Quand ils auront remplacé tout l’air de la terre par leurs gaz à effet de serre? Quand le libre arbitre sera quelque chose qu’on nous dicte ? Quand même nos jardins secrets seront avalés par le brouillard…

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Fument, fument, les naseaux de Smog. De grands yeux avides contemplent les sujets aller et venir dans le crachin, des griffes enserrant leur destin. Des ailes de dragon obscurcissent le monde. Les ombres ne sont plus des projections. Les ombres sont ceux qui marchent et courent dans la purée grise. Même le temps ne suit plus son cours. Il s’allonge dans la bruine, se suspend avec elle et glisse mollement. Toujours vers l’avant mais en s’étirant de tout son long, il coule comme les montres de Dali. Les jours deviennent des mois, les mois deviennent des années et toujours il nous pousse au devant.

Je porte mon regard au loin pour chercher un horizon qui n’existe plus. Je marche à travers les brumes. Je respire leurs embruns et j’oublie. J’essaye d’oublier mais c’est le reste qui le fait. Je suis un absent de plus dans le monde nuage. Pas de phare dans ce brouillard. On s’y perd un point c’est tout. Et pourtant je cours, je cris, je sémaphore. Je m’agite. Je suis en nage. Tout m’avale. Je suis aspiré par la folie du trop plein. Ma tête bouillonne, je suis agoraphobe. Je me noie dans une vague d’humains, celle qui fonce droit dans le mur. Je brasse pourtant à contre-courant mais tout m’arrache. Je suis pétri en dedans comme en dehors, balancé de droite à gauche. C’est une valse tonitruante, qui détone mais qui endort, et qui remet dans le droit chemin les ahuris et les polymathes qui tentent de s’extirper du Fog.

Où va le monde, oui où va-t-il ? Ici plus personne ne pose la question.

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Itinéraire de tournée : on en a fait du chemin en Chine…

To wuhan

Pas loin de 10000 kilomètres, c’est ce qu’on a parcouru depuis le 17 juin, jour de notre arrivée en Chine. 10000 kilomètres en 2 mois. 10000 kilomètres de tournée, soit 17 villes, une trentaine de représentations, des milliers de spectateurs, beaucoup d’heures de montage, de démontage, de transports, d’attente, de promotions, de répétitions, de blessures, de modifications du spectacle, de fatigue… et on a pas encore fini, mais presque !

Même si tout n’est pas toujours évident de ce côté-ci, on tient le bon bout. On a maintenant tous très hâte de rentrer à la maison. On compte les jours. D’un autre côté, ce voyage nous a montré tellement de choses. Chaque journée était proche de l’incroyable. Je me sens tellement chargé de toutes ces aventures, de toutes les difficultés rencontrées, des doutes, des moments de bonheur, des découvertes, des rencontres, de la vie ici… Je pense qu’on a tous traversé quelque chose d’unique enrichis par le fait que nous l’ayons fait ensemble. Il nous faudra du temps pour le réaliser mais ces trois mois nous aurons indéniablement changé. Autant je vais être heureux de rentrer, autant je vais être triste de partir, comme si la page se tournait sur notre extraordinaire odyssée chinoise, comme si on laissait quelque chose d’important derrière nous. Il nous reste deux semaines pour profiter encore de ce qu’on ne vivra plus après, plus avant la prochaine aventure.

 C’est difficile de décrire tout ça avec des mots, pas évident non plus avec des images. On aura vécu le pire et le meilleur, aimé et détesté dans la même journée. La Chine regorge de surprises, elle m’a terrifié tout autant qu’elle m’a séduite. J’ai peur de sa surpopulation, j’ai peur du gaspillage exécrable, j’ai parfois peur de respirer, j’ai peur de l’aliénation qui règne ici… Et je sais pas si c’est parce que la plupart des adultes ont l’air tellement éteint mais les enfants rayonnent. J’aime leurs éclats et leur curiosité, j’aime quand des chinois s’ouvrent à nous et veulent autre chose que nous prendre en photo, j’aime leur courtoisie et leur générosité. Il reste que j’ai peur. Ça laisse un goût amer pour le monde. J’avais jamais pressenti, ressenti la surpopulation avant, je ne me doutais même pas l’expérimenter un jour. Aujourd’hui au contraire je sens son poids et j’entraperçois ses conséquences et ses dérives. Et j’ai peur. Mais je suis optimiste et j’espère, même si c’est pas tous les jours facile. J’espère et je reste attentif.

Pour terminer sur une note un peu plus joyeuse, ou pas forcément mais en tout cas d’un autre genre, voici une vidéo des artistes et techniciens dans leur besogne d’après spectacle :